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 [Background] Razan Garjla

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Grande compagnie : L'Ordre des Deux Vipères
Classe(s) principale(s) : Moine
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Dim 17 Juin - 19:33
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Attention ce background peut éventuellement spoiler des événements de la quête de Moine. Je précise en passant qu'il s'agit d'une première version amenée à être modifiée éventuellement.

Je crois que jamais je ne pourrais réellement appeler une tribu Xaela mon foyer. Je suis né au sein de la tribu Borlaad et étant de sexe masculin, fut abandonné l'année suivante de ma naissance. C'est d'abord la tribu Borlaaq qui me recueillit afin de faire grandir les rangs de cette dernière. J'y vécu jusqu'à l'âge de mes 7 ans. Par la suite des affrontements incessants des tribus entre-elles, je fus capturé lors d'un sac et adopté comme esclave par une famille Buduga.


Je connus là-bas une vie rude et difficile. La survie, plutôt que la vie, dans les Steppes n'est pas une chose facile mais elle est d'autant plus injuste lorsque l'on est esclave au sein d'une tribu. Les tâches les plus ingrates m'étaient confiées et je ne me nourrissais que des restes du repas. Lors de mon onzième anniversaire, maigre et épuisé, j'avais rassemblé suffisamment de vivres prélevés sur mes maigres rations ainsi que du petit matériel pour tenter de m'enfuir de cette tribu. Je parcourus les terres désolées aussi loin que je le pus.


Secrètement, des membres de la tribu des Bairon m'espionnaient, survivant comme je le pouvais dans le désert au sud. Ils reconnurent en moi un digne membre de leur tribu et acceptèrent de me recueillir au sein de leur peuple. La vie n'était pas plus facile là bas mais elle me permit de découvrir des endroits encore inconnus des autres tribus. La tribu Bairon étaient passés maîtres dans la survie en milieu hostile, recyclant le moindre fluide corporel afin de subvenir à leur besoin. C'est deux ans seulement après mon arrivée, pensant avoir enfin trouvé ma place qu'une violente tempête s'abattit sur le désert. Je fus emmené au loin et ne parvins pas à retrouver cette tribu que je pouvais presque considérer comme ma famille.


Après un temps incertain d'errance, je vis au loin les lueurs d'un feu de camp. Il s'agissait de membres de la tribu Hotgo. Ayant déjà une taille plus que respectable pour mon âge, bien que mon séjour dans le désert ait fait de moi quelqu'un d'assez maigre et sec, ils prirent les armes afin de m'accueillir comme il se doit chez les Xaela. Après avoir expliqué ma situation, ils décidèrent de me mettre à l'épreuve afin de m'accepter ou non dans leur tribu. Afin de ne pas faire varier leur nombre, ils avaient mis en place un rituel qui consistait en un classement des membres de la tribu selon leur force. Le plus faible pouvait se voir évincer s'il perdait un combat en duel à mains nues contre un membre de la tribu. Je n'avais jamais été formé au maniement des armes mais je ne m'imaginais pas devoir combattre pour autant. Mon adversaire était un jeune Xaela à peine plus âgé que moi. Il était malade, semblant atteint du mal dit des « écailles molles ». Il ne me semblait pas difficile de venir à bout d'un tel adversaire et pourtant j'eus du mal à porter mes coups ; mes errances et ma sous-nutrition m'ayant grandement affaibli. Étant sur le point d'abandonner, quitte à me trouver une autre tribu adoptive, je lus dans le regard de mon adversaire qu'il sentait déjà sa fin venir. Il me concéda implicitement de porter un coup sans se défendre, feignant une feinte sur le côté. Il s'effondra, le visage tuméfié. On porta son corps là où il repose aujourd'hui. Il est dit que les héros sont ceux qui sont capables de défier et de vaincre les entités les plus puissantes. En ce jour, j'appris que les héros sont parfois ceux qui restent en retrait, sacrifiant leur vie pour celle d'un inconnu.


Je vécus un bon nombre d'années parmi les Hotgo, vivant plus près des coutumes « classiques » des Xaela. Je rencontrai de nouvelles personnes lors de passages au Ralliement et même lors des affrontements. Je compris que le combat était bien plus que des affrontements cruels pour des ressources ou des territoires. Il s'agissait bel et bien d'un mode de vie et était le moyen de renforcer le corps et l'âme afin d'augmenter les chances de survie des forts. Cela pouvait paraître barbare et insensible mais en fin de compte, il ne s'agissait que de sélection naturelle à l'état accéléré.


Un jour cependant funeste vint. Il ne s'agissait pas d'un combat dans la tradition Xaela mais bel et bien d'un massacre gratuit. Un tribu rivale, les Dotharl, dont le chef gardait rancune car sa tribu avait perdu le Naadam par la faute de l'intervention des Hotgo, avait rassemblé toutes les forces de sa tribu et avait marché sur nous pendant une expédition des guerriers Hotgo. Seuls les absents furent sauvés du massacres. Les enfants furent rassemblés ; j'en faisais parti. Afin de couper tout sentiments de vengeance, le chef des Dotharl creva les yeux de chaque enfants afin que jamais un Hotgo ne soit capable de reconnaître les Dotharl ayant prit part au massacre. Tous les autres furent exécutés.


Je perdis la vue ce jour là et j'errais, seul. Je sentis un jour la douce caresse de ce que je pensais être une main. Elle était aussi douce que le toucher d'une mère. Je m'accrochais à cette pensée et à ce qui m'avait étreint. Soudain je ne sentis plus le sol sous mes pieds mais, à la place, le vent dans mes cheveux et parcourant ma peau et mes écailles. Je volais, j'en étais persuadé. Je compris par la suite qu'il s'agissait sans doute d'un Yol. Je m'endormis avant de me rendre compte de la distance que j'avais parcouru.


Je me réveillai, entendant une voix douce mais dont le sens des paroles m'étaient incompréhensibles. Je m'étais réveillé dans un endroit appelé Gridania, en une terre lointaine de ma contrée natale. On m'apprit qu'on m'avait retrouvé proche de la muraille de Baelsar. Visiblement, j'étais inconscient, près d'un oiseau gigantesque qui avait été abattu par les tirs impériaux. J'avais déjà entendu parler de l'Empire de Garlemald mais désormais je commencerais à leur vouer une haine profonde et tenace. Ce Yol fut le deuxième réel héros vers lequel mon destin m'avait poussé.


J'appris peu à peu à reprendre l'usage de mes autres sens afin de réussir à pallier ma vue. De plus, j'appris la religion locale et m'imprégnais des préceptes d'Althyk le Contemplateur. Sa philosophie me faisait penser un peu à ce que je pouvais retrouver dans mes propres traditions en un sens. Après avoir repris des forces, je me décidai à explorer ce monde. Je rencontrai dans mon voyage nombre compagnons qui devinrent mes amis – et même l'amour – et nombres personnes qui devinrent mes adversaires. J'étais aidé par ma foi et la force que je tirai de mon entraînement, d'abord chez les pugilistes d'Ul'dah puis chez un moine du Nouveau Poing de Rhalgr qui me permis de m'élever et d'ouvrir mes chakras. Il s'agissait de transcender ma simple condition mortelle afin de m'élever à une existence au-delà. Cependant, une chose devait toujours me manquer... ma patrie natale. 
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